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 Le jour d’après, mais après quoi ?

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Ayame Abe

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MessageSujet: Le jour d’après, mais après quoi ?   Jeu 12 Juil - 23:54

Une sorte de routine aurait presque du s’installer presque dans la non vie d’Ayame et de son chéri. Presque. Pour eux, chaque jour était en soi une aventure, une sorte d’état de grâce. Ils auraient du mourir mais non. Enfin, ni oui, ni non. Ils existaient toujours, et malgré la faim tenace en eux, ils étaient toujours lucides, toujours ensemble. C’était en soi un cadeau de chaque instant. Alors oui, dans le fond, chaque jour avait la même trame. La ville semblait regorger de fumiers, de survivants à l’âme plus pourrie encore que les corps des zombies. Ayame avait vu de ses yeux une famille réfugiée dans sa maison, tuer de sang-froid un homme venu demander de l’aide avec sa fille. Ils lui avaient enfoncé un couteau dans le ventre devant sa propre fille. Ces gens-là se croyaient à l’abri des zombies. C’était le cas. C’était presque le cas. Ils étaient à l’abri de presque tous les zombies, sauf des zombies lucides.

NIARK !!!

Un appat, en l’occurrence un simple réveil dans le jardin, un réveil qui sonne très fort. Pour ne pas attirer les zombies avec un tel bruit, le bon pourri en chef doit sortir pour éteindre le réveil, et hop, piégé. Postée depuis le toit de la maison, Ayame le pêche au sens littéral du terme, avec sa canne à pêche conçue pour attraper de grosses prises. Voyant le futur repas ayant mordu à l’hameçon, le reste de la maisonnée panique forcément. Taru rentre alors par la porte de derrière et il égorge ses occupants un par un.

Cerveauuuuuux.

Et puis la veille du jour d’après, Ayame eut cette intuition qui ne saurait être discutée. Il fallait bouger, et vite, avant que le pire ne se produise.

"Il faut le faire, avant de ne plus pouvoir."

"D’accord."

Avait simplement répondu Taru. Lui-même avait du beaucoup y réfléchir. Il suffirait en effet d’un rien pour que leur Sanctuaire n’en soit plus un. Deux événements étaient particulièrement à redouter, un de la main de l’homme, un venant de la nature.

"Gogogo."

"Et go."

Ils s’étaient donc mis en route, ne faisant un détour que pour pêcher un tireur embusqué. On peut se dissimuler à la vue des gens, même à celle des deux zombies lucides capables de voir dans l’obscurité, mais on ne peut pas échapper à un odorat accru, surtout quand on ne s’est pas lavé depuis le grand jour. Le jour de l’essor du peuple zombie.

"Les lingettes, c’est pas fait pour les chiens."

Assena Ayame en guise d’épitaphe tout en suçant des restes de cervelles sur ses doigts.

"T’en reste un bout."

Répondit tranquillement Taru en prélevant un morceau de matière grise du coin de la bouche de sa bien aimée, et de le manger.

"Oups."

Et puis les voila repartis vers leur destination. Ils passaient devant des magasins éventrés. Il y avait encore un peu d’électricité dans certains d’entre eux, un éclairage blafard, une télévision montrant une interruption dite momentanée des programmes, une radio grésillant dans le vide. Et puis l’onde EMP frappe la ville, et tout s’éteignit pour de bon. Comme Ayame l’avait envisagée, des têtes nucléaires avaient explosé dans la haute atmosphère et détruit tout appareil électrique. Rien ne pouvait y résister, pas même le système de la tour Kawada. Adieu l’air frais de ce lieu, à moins de trouver les pièces détruites. Ce serait peut-être possible dans le centre commercial, mais ce n’était pas la priorité.

Après un périple d’un peu plus de trois heures à travers la ville, dicté par la prudence et une tendance à visiter, comprendre à se perdre, les deux zombies lucides et tenaces arrivaient enfin à destination.

"N’y est."

Dit alors la zombie girl en indiquant le bâtiment gris accolé au cimetière VIP de la ville. Ils y étaient. Ils avaient rejoint les pompes funèbres, l’entreprise familiale qui avait fait la fortune de la famille Abe. He oui, les parents d’Ayame étaient comme qui dirait des croquemorts, et par l’ironie du sort, cette fonction allait éviter aux deux zombies un embarras des plus … embarrassants, et peut-être pas qu’à eux. Comme un autre signe du destin, il faisait de plus en plus chaud, tout à coup.
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Taru Kawada

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MessageSujet: Le jour d'après, mais après quoi ? [EVENT]   Dim 15 Juil - 12:47

On disait de la vie qu’elle était un long fleuve tranquille. Mais bien sur, ça dépendait pour qui, hein. Concernant la non vie, chaque jour était en soi une aventure épique, même quand tout semblait roulé comme du papier à musique, comme une locomotive lancée sereinement sur les rails de la victoire. Chaque jour d’existence auprès d’Ayame était une victoire et un cadeau divin, pour Taru. Le zombie aimait la regarder faire ses petits gestes bien à elle qui embellissaient, qui transcendaient leur quotidien. C’était l’Amour avec un grand A, dans un monde ou ils régnaient d’ores et déjà en Seigneurs avec un grand S, le jour des Zombies avec un grand Z.

Ca faisait déjà trop de Majuscules, avec un grand M.

Les deux zombies adoraient particulièrement pêcher les survivants à la moralité douteuse. Il semblait que le vernis de la civilisation ait bel et bien craqué, montrant la noirceur de l’âme des humains. Il semblait qu’il n’y ait plus un seul survivant digne de survivre, en quelque sorte. Nul humain qui se souciait de risquer sa vie pour secourir la vie d’un autre rescapé. Au contraire, chaque rescapé semblait près à toutes les bassesses pour prolonger sa propre vie pathétique d’une minute ou deux. D’ici peu de temps, les zombies en viendraient inéluctablement à penser que l’humanité était condamnée, qu’il faudrait non seulement laisser les survivants mourir mais tous les achever. A priori, les humains seraient de surcroît incapables de coexister avec un autre peuple. S’il ne devait en rester qu’un, ce serait donc le peuple zombie, et puis c’était tout. Bien sur, les deux zombies n’en étaient pas encore arrivés à ce jugement définitif. Il restait encore un espoir de rencontrer des humains dignes d’être sauvés, même si cet espoir déjà ténu diminuait inexorablement.

La cervelle de salaud, c’était quand même très bon. C’était sans doute lié au fait qu’elle avait très peu servi.

Cerveauuuuuux.

Et puis la veille du jour d’après, Ayame avait persuadé Taru qu’il était temps de faire un choix pour le salut du peuple zombie, à commencer par leur propre salut, charité bien ordonnée commençant par eux-mêmes.

"Il faut le faire, avant de ne plus pouvoir."

"D’accord."

Avait simplement répondu Taru. Lui-même avait beaucoup réfléchi à la question. Non être ou ne pas non être. Non, pas ça. Dans quelle étagère … non plus. Ha oui, la question de continuer à exister dans un corps qui ne pourrirait pas sur pied. Il suffirait en effet d’une connerie humaine de plus pour que leur Sanctuaire n’en soit plus un, de Sanctuaire. Qu’il ne soit plus un abri, quoi. Deux événements étaient particulièrement à redouter, un de la main lâche et vile de l’homme, un venant de moman nature elle même. C’était dire si ça craignait grave.

Il était donc temps de passer à l’action, avant qu’il ne soit trop tard pour agir. Taru n’aimait pas trop le choix préconisé par sa chérie mais ses arguments étaient bien trop irréfutables pour reculer davantage. Parfois, il valait mieux reculer que foncer dans un mur mais dans le cas présent, c’était surtout reculer vers le gouffre, le gouffre de Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.

Un gouffre profond, quoi.

Ils s’étaient donc mis en route, faisant un léger détour pour pêcher un sniper lâchement donc humainement dissimulé dans l’environnement urbain. On pouvait se dissimuler à la vue des gens, même à la vue perçante des deux zombies lucides capables de plus de voir dans l’obscurité totale, mais on ne pouvait pas échapper à un odorat accru, surtout quand on ne s’est pas lavé depuis le grand jour. Le jour de la naissance du peuple zombie.

"Les lingettes, c’est pas fait pour les chiens."

Jugea Ayame tout en suçant des restes de cervelles sur ses doigts.

"T’en reste un bout."

Répondit tranquillement Taru en prélevant un morceau de cerveau du coin de la bouche de sa bien aimée, et de le manger, le fragment de cerveau. Pas gâcher, quoi.

"Oups."

Après ce festin, ils repartirent vers leur quête. Leur quête sans nom. Ils ne marchaient pas vers le nord. Jamais au nord. Enfin, les zombies n’ayant pas de boussole sur eux, dans un monde en plein chaos qui avait perdu le nord, c’était surtout un adage abscond, ou un proverbe, c’était selon.

Jamais au nord !

Voila, voila. Sans entrer dans les détails, ce qui aurait été une ressassée, une onde à impulsion électro-magnétique détruisit toute source d’électricité en ville. Ayame avait donc eu raison. Au revoir la fraîcheur de leur abri, au moins pour quelques temps et encore avaient-il eu de la chance. Le missile nucléaire avait du exploser haut, très haut, sinon la ville aurait été rasée de la surface de la terre, vitrifiée avec tout ce qui y vivait et y non vivait. C’eut été dommage quoi, gâcher une si bonne nourriture, et leur immortalité toute neuve, à défaut d’être toute fraîche. A n’en pas douter, d’autres villes devaient être en train de disparaître dans un champignon atomique. Surtout en Amérique, c’était bien connu, les américains ne faisaient jamais les choses à moitié, pour le meilleur comme pour le pire. Certains nostalgiques survivants de l’Empire auraient pu se féliciter de cette revanche ironique de l’histoire, après les deux bombes que les mêmes américains avaient balancé sur le Japon, mais les deux zombies n’étaient pas de ceux-là.

Zombies Sans Frontières.

"N’y est."

Dit la zombie girl quelques heures plus tard, en indiquant le bâtiment gris accolé au cimetière VIP de la ville. Ils y étaient. Ils avaient rejoint les pompes funèbres, l’entreprise familiale de la famille Abe.

"C’est moi ou il fait de plus en plus chaud ?"

Taru rencontra le regard de sa compagne et vit qu’elle partageait le même sentiment. Il était vraiment temps d’agir, sans confondre vitesse et précipitation.
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Ayame Abe

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MessageSujet: Re: Le jour d’après, mais après quoi ?   Mer 25 Juil - 15:27

Taru avait vu juste, c’était comme si les deux zombies ressentaient les prémices d’une vague de chaleur sur le point de submerger les terres. Il était néanmoins toujours temps de mettre en place le plan d’Ayame, tout en prenant des précautions élémentaires. Les deux zombies entrèrent donc dans le bâtiment sinistre. Ce que la zombie avait appris malgré elle de son vivant allait lui servir à présent. Ces lieux lui étaient familiers, aussi n’y prêtait-elle pas attention. A l’intérieur, il n’y avait aucun signe de vie. Seuls quelques zombies tournaient en rond, comme désoeuvrés. Ils tombaient bien, pour ainsi dire. Avec quelques morceaux de chair encore fraîche, Ayame les attira dans la salle d’embaumement. Techniquement, c’était l’art antique qui était devenu une science, la science de thanatopraxie. L’esprit demeurait toujours le même. Il s’agissait de conserver le corps à travers les siècles. A l’époque moderne, quasiment tous les fossoyeurs proposaient une conservation très brève, de l’ordre d’une semaine, le temps que le cadavre du client soit présentable. Après ça, son délabrement n’avait plus d’importance. Or, les parents de la zombie avaient une clientèle aisée et pour eux, ils vendaient un produit qui durerait en principe au moins un millier d’années. De l’embaumement bio, c’était trop classe. Et ils ne manqueraient pas de stock, c’était encore plus mieux.

"Avec ça, on ne pourrira pas sur place à cause de la chaleur, entre autre."

Dit-elle en préparant l’équipement, lequel ne fonctionnait pas à l’électricité, c’était déjà ça.

"On va se faire la main sur nos nouveaux amis."

Ajouta-t-elle en désignant l’un des deux zombies qui se léchaient les mains encore gluantes de matière cérébrale. A cette pensée, un sourire un peu sadique naquit en même temps sur les lèvres d’Ayame et de Taru.

"Gru ?"

Fit le deuxième zombie en étant installé quelques minutes plus tard sur l’autre table d’opération, si on pouvait appeler ça comme ça. Ayame n’aurait jamais pensé qu’elle ferait ça un jour, quand elles devait voir ses géniteurs procéder de la sorte. Jamais dire jamais, même pas en pensée, toussa. Ainsi, pendant deux heures, la zombie embauma les zombies, montrant la procédure à son chéri, point par point, étape par étape. Le truc bien avec un cadavre, c’était qu’on n’était pas obligés d’injecter les produits par les voies naturelles ...

"Voila, tout neuf."

Décréta-t-elle en libérant le deuxième zombie, lequel regardait son entourage avec perplexité. Regardait ?

"J’ai l’impression qu’ils ont retrouvé la vue."

Commenta Taru en s’épongeant le front en sueur. Cet endroit était comme une étuve sans la climatisation, évidemment coupée. Il était étonnant qu’ils ressentent ainsi déjà les effets de la température sur leur peau supposée morte, ou non vivante, non morte, dans ce goût là.

"C’est ptete provisoire."

Ce disant, Ayame observait le zombie qui semblait vraiment y voir, tout comme l’autre.

"Peut et."

"Cerveaux ..."

"Ca a l’air de lui avoir apporté quelques neurones."

"Pas de conclusion hâtive, mais ça a l’air, vi."

Ils verraient bien si ce phénomène perdurait, et comment s’y adapter. Sur cette pensée, elle tapota la table à l’attention de son chéri.

"A toi, puis je t’aiderai à suivre la procédure quand ce sera mon tour."

Il n’y avait nulle peur ni inquiétude dans le regard tellement lucide du zombie. Ayame s’efforçait donc de faire de même, parce que de toute façon, ils n’avaient pas vraiment le choix.


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Taru Kawada

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MessageSujet: Re: Le jour d’après, mais après quoi ?   Jeu 26 Juil - 11:27

C’était la première fois que Taru voyait l’ex lieu de travail de la famille Abe. Il comprenait pourquoi alors que les deux zombies entraient dans ce lieu froid, terne, où régnait une odeur encore plus désagréable que dans le milieu hospitalier, c’était dire. Seuls leurs pas résonnait en ce lieu plongé dans la pénombre, brisant l’agonie du silence. Du moins, jusqu’à ce qu’ils croisent d’autres zombies, lesquels erraient sans but dans ce lieu de perdition, ce lieu de désolation désolé, telle une crypte des temps modernes.

*C’est plus gay chez les elfes*

Songeait avec amusement le zombie en suivant son amour à travers les couloirs de cet établissement vendeur de repos éternel. Seul, il se serait certainement égaré, à n’en point douter. Un peu comme ces zombies qui les suivaient grâce à la ruse d’Ayame. En tout cas, il n’y avait plus d’être vivant ici, pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur, parce qu’il eut pu être fâcheux de rencontrer les parents de la zombie. A priori, ils étaient morts, ailleurs, pas ici en tout cas. Pour le pire, parce qu’ils auraient pu manger un petit quelque chose. Même un nain, à défaut de lopette intergalactique, surnom affectueux donné aux elfes. Affectueux … moui. Surnom tout court.

*N’est trop discrets*

Pensait Taru alors que les deux zombies qui les suivaient heurtaient tout obstacle sur leur route. S’il y avait eu des rescapés, ils les auraient entendu venir de loin, c’était en soi une évidence. Sur cette pensée de haute volée, le zombie comprit qu’ils arrivaient à destination, dans une salle d’opération de haute technologie.

*Woa, ça c’est de la aie tech*

Pour sur, Taru était surpris, ne s’étant pas attendu à trouver une salle d’opération aussi bien équipée dans un tel lieu, avant de se souvenir que la famille Abe avait une clientèle riche, très riche. Ceci expliquait donc cela.

"Avec ça, on ne pourrira pas sur place à cause de la chaleur, entre autre."

Dit Ayameen préparant l’équipement sous le regard attentif de Taru, lequel remarqua la présence d’une pompe manuelle pour continuer travailler sans courant électrique.

"On va se faire la main sur nos nouveaux amis."

Continuait la zombie en désignant l’un des deux zombies qui se léchaient les mains encore gluantes de matière cérébrale. A cette pensée, un sourire un peu sadique naquit en même temps sur les lèvres d’Ayame et de Taru. Un premier zombie crétin commença à être embaumé, Ayame faisant le plus gros du travail pendant que son compagnon actionnait la pompe.

"Gru ?"

Fit le deuxième zombie en étant installé quelques minutes plus tard sur l’autre table d’opération, si on pouvait appeler ça comme ça. Ayame n’aurait jamais pensé qu’elle ferait ça un jour, quand elles devait voir ses géniteurs procéder de la sorte. Jamais dire jamais, même pas en pensée, toussa. Ainsi, pendant deux heures, la zombie d’amour embauma les zombies, montrant la procédure à Taru, point par point, étape par étape, réexpliquant quand il ne comprenait pas.

"Voila, tout neuf."

Décréta Ayame en libérant le deuxième zombie, lequel regardait son entourage avec perplexité. Taru nota alors un changement chez les deux cobayes de choc.

"J’ai l’impression qu’ils ont retrouvé la vue."

Commenta Taru en s’épongeant le front en sueur. Cet endroit était comme une étuve sans la climatisation, évidemment coupée. Il était étonnant qu’ils ressentent ainsi déjà les effets de la température sur leur peau zombique.

"C’est ptete provisoire."

Ce disant, Ayame observait le zombie qui semblait vraiment y voir, tout comme l’autre.

"Peut et."

"Cerveaux ..."

"Ca a l’air de lui avoir apporté quelques neurones."

Enfin, pas beaucoup non plus.

"Pas de conclusion hâtive, mais ça a l’air, vi."

Ils verraient bien si ce phénomène durerait, et comment y réagir. Pas en en faisant des esclaves, déjà, plutôt des amis, des camarades d’infortune. Ayame tira alors Taru de ses pensées en tapotant la table à son attention.

"A toi, puis je t’aiderai à suivre la procédure quand ce sera mon tour."

Le zombie se doutait des effets secondaires d’une telle procédure, mais ils n’avaient guère le choix. Let’s go, rock and roll.

Le lendemain, les procédures étaient terminées. A priori, tout s’était bien passé. Il avait été difficile de faire comprendre au plus intelligent des deux zombies crétins d’actionner la pompe, puis il n’y avait pas eu d’autre heurt. Après l’opération, Taru s’était senti mieux qu’avant, appréciant même l’odeur pas désagréable servant à l’embaumement. Il avait même la sensation que le courant électrique de son cerveau pouvait se répandre par intermittences dans le reste de son corps. Ce serait sympathique, à défaut d’être vraiment utile.

La procédure pour embaumer Ayame prit par contre beaucoup plus de temps, sans doute parce que la faim rendait les zombies beaucoup moins amicaux. Taru avait également très faim, et sûrement Ayame aussi.

Un premier souci pour Taru, sa chérie avait déjà davantage subi les affres de la chaleur et ressortait de l’opération moins fraîche que son compagnon, si on pouvait utiliser ce terme avec un zombie. Ca ne semblait heureusement pas la contrarier, si on partait du principe que quelques jours plus tard, le résultat eut été bien pire.

Alors que Ayame se remettait dans la salle voisine, Taru se rendait compte que ses sens devaient s’adapter à son nouvel état quand deux pillards lui tombèrent dessus à l’improviste et le menacèrent de leur arme à feu. Il n’y en avait pas d’autre mais quand même, ça faisait un choc.

"Du calme, spice d’humains."

"Ho la vache, un zombie qui cause !"

S’exclama le premier pillard en ayant enfin compris que l’humain qu’il braquait était en fait un mort vivant lucide. Plus pragmatique, son comparse éclata de rire.

"Ca fera un bon esclave !"

Esclave, et puis quoi encore. Sous la menace des armes, Taru se permit de grimacer un sourire, connaissant la situation avec tous ses paramètres, lui.

"Derrière vous, les sacs à viande."

Mais son avertissement ne rencontra aucune réponse intelligente, les humains refusant de jeter le moindre cou d’œil en arrière, pourtant ils auraient du.

"Mais bien sur, on va te croi … !"

La phrase fut noyée dans un borborygme sanguinolent alors que les zombies crétins se jetaient sur les pillards et leur arrachaient la gorge d’une morsure des plus affamées, répandant le doux nectar sur le plancher.

"Ca sent bon, keskon mange ?"

Demanda alors Ayame encore un peu dans les vapes en émergeant de la salle d’opération.

"Du parano débile. J’en ai le rictus qui babille."

Voila un festin digne de ce nom qui allait apaiser leur faim, mais ils devraient bouger, et vite. C’était un deuxième souci pour eux tous, le temps d’adaptation dans un environnement hostile, plus hostile que jamais.
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Ayame Abe

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MessageSujet: Re: Le jour d’après, mais après quoi ?   Mar 21 Aoû - 21:02

C’était l’Enfer, L’Enfer sur terre. Au début, ça c’était bien passé. Ayame avait fait ce qu’il fallait pour Taru. Taru avait fait ce qu’il fallait pour Ayame. De la nourriture sur pattes était même venue sympathiquement se jeter dans leur ventre affamé. Façon de penser, puisque les deux zombies se rendaient compte que ce qu’ils ingéraient était aussitôt assimilé par leur chair zombique. Ils avaient même récupéré deux comparses qu’Ayame nomma provisoirement Truc et Machin, en attendant mieux, n’est-ce pas. Tout c’était passé dans le décor aseptisé de ce lieu morbide, mais surtout de plus en plus chaud, et ça n’allait pas en s’arrangeant, loin de là, même.

Quittant le bâtiment trop accablé de chaleur, les quatre zombies en vadrouille étaient submergés dehors presque aussi fort qu’à l’intérieur par cette vague de chaleur qui avait de toute évidence touché tout l’archipel. Canicule ! Déjà qu’Ayame n’aimait pas la chaleur de son vivant, ça ne s’arrangeait pas maintenant. En premier lieu, les zombies devaient trouver refuge dans un coin frais, du moins à l’ombre. Comme il n’y avait plus du tout d’électricité à causes des impulsions nucléaires, ils ne trouveraient pas de réconfort dans leur ancien refuge, ce qui était une des raison de leur embaumement, pour éviter de dépérir comme la plupart des zombies autour d’eux. Tous évoluaient de façon encore plus lente qu’avant. Ils ne ressentaient pas la chaleur, de toue évidence, mais leur corps, oui. C’était exactement le contraire pour les quatre zombies explorateurs, en quête de fraîcheur. Ils trouvèrent rapidement de l’ombrage adéquat dans le parc le plus près, mais ce n’était pas suffisant, pas suffisant du tout.

"Chauuuuuud …"

Gémissait Ayame en étalant sa chair morte vivante de façon peu gracieuse sur l’herbe encore verte, à l’ombre d’un grand arbre dont elle ignorait le nom et elle s’en moquait totalement. Le bois, ça brûlait bien, point. De son coté, Taru ne valait guère mieux, et les deux autres zombies semblaient encore plus ahuris, ne comprenant pas ce qui leur arrivait. Ce qui leur arrivait à tous, c’était une conséquence certes prévue par la zombie mais quand même pénible, un effet secondaire des plus pénibles. Oui, la chaleur ne risquait plus de décomposer leur corps, et le courant électrique tapi dans leur cerveau circulait mieux dans leur corps. Ce petit courant électrique qui avait rendu une sorte de vie primitive aux morts. Cet avantage dont nul ne pouvait encore mesurer l’ampleur et les bénéfices se retournait présentement contre les zombies, leur faisant ressentir de façon décuplée la sensation de chaleur, décuplée par rapport à un être humain pas encore zombifié, encore oui. Dix fois plus fort, c’était comme se consumer lentement dans des flammèches sadiques, qui prendraient tout leur temps avant de carboniser leur proie. C’était vraiment éprouvant, et pire encore, au lieu de suer de l’eau, les zombies transpiraient littéralement le liquide d’embaumement, lequel suintait par tous les pores de leur peau zombique avant d’être quasiment immédiatement aspiré par leur organisme vorace pour un cadavre non vivant mais pas mort non plus.

En synthèse, c’était la poisse.

"J’veux dormir dans un frigo, qui fonctionne."

Murmurait Ayame dans un état proche de l’évanouissement mais auquel elle ne pouvait hélas pas avoir droit du fait de son état zombique indéniable, avéré et confirmé.

"Dans un congélo, dans uns chambre froide …"

Répondit pour sa part Taru histoire de remuer un peu plus le couteau dans leur plaie, façon de parler, oui, au sens imagé du terme.

"Gné ?"

"Agaaaa …"

Répétaient en chœur Truc et Machin, ce qui ne faisait guère avancer le débat. Ceci dit, les deux zombies plus lucides n’y contribuaient pas non plus en l’occurrence. Dans ces temps difficiles, c’était dur dur d’être un zombie.

"Holala, dur dur d’être un zombie, dur dur d’être un zombie …"

Puis Ayame se rendit enfin compte que Truc, ou bien Machin, qu’un des deux zombies ahuris était en train de manipuler un des brumisateurs, se demandant visiblement soit comment ça marchait, soit si ça se mangeait.

"Eureka …"

Dit alors la zombie en s’emparant du brumisateur avant que l’autre zombie ne le porte à sa bouche pleine de dents, puis elle entreprit d’actionner ledit appareil qui marchait à piles, faisant tourner le ventilateur tout en aspergeant son visage de très fines particules d’eau, ce qui eut pour effets d’amoindrir de façon notable les effets détestables de la canicule actuelle : la chaleur, en effet !

"Y a bon ..."

Ce disant, Ayame alterna en brumisant Taru, et jusqu’à ce que le zombie reprenne assez ses esprits pour utiliser son propre brumisateur. Les deux zombies lucides se sentaient déjà mieux, allant jusqu’à partager leur brumisateur avec leurs compagnons de non vie, lesquels comprenaient les bienfaits d’un tel procédé et restaient sagement près d’Ayame et Taru. Se réapprovisionner en eau ne serait pas difficile avec la présence du petit lac au centre approximatif du parc. D’ailleurs la zombie semblait sur le point d’arriver à une autre conclusion en pensant à cette grande quantité d’eau toute proche, mais cette même pensée lui échappait juste avant d’être formulée dans son esprit. Peut-être que ça viendrait pendant qu’elle continuait à se brumiser le corps aussi immortel qu’accablé par cette chaleur vraiment pénible.
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Taru Kawada

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MessageSujet: Re: Le jour d’après, mais après quoi ?   Ven 24 Aoû - 0:02

Une chaleur accablante pesait chaque jour un peu plus sur la ville. Il faisait chaud, chaud, tellement chaud ! Chauds chauds, les marrons chauds, comme disaient certains vendeurs ambulants sur les plages européennes. En compagnie de sa chérie, de Truc et de Machin, Taru avait l’impression vraiment désagréable d’être un œuf étalé sur le capot brûlant d’une voiture. Après que le zombie eut récupéré un peu de matériel sur les restes de leur déjeuner, les quatre morts vivants avaient quitté la fournaise qu’était devenue le bâtiment des pompes funèbres, mais ce n’était guère mieux dehors. Pour aller vers davantage de fraîcheur, les zombies se rendirent vers le parc le plus proche. En chemin, ils croisaient plein d’autres morts vivants, lesquels erraient de façon erratique à la recherche de nourriture, laquelle devait se terrer dans les maisons, les appartements et autres abris de fortune. Du moins, les gens qui survivaient encore. S’ils avaient deux sous de jugeote, les humains rescapés avaient du fuir en masse la ville. En effet, il devait y avoir moins de zombies dans le milieu rural. Ce ne durerait pas, ce ne serait qu’un sursis, parce que quand les zombies n’auraient plus rien à manger en ville, ils la quitteraient eux aussi. En attendant, il suffisait qu’une dizaine de zombies force sur la porte d’une maison pour l’envahir et dévorer ses occupants terrorisés. Il suffisait d’une centaine de zombies pour manger tous les résidants d’un immeuble. Les parkings n’étaient pas non plus à l’abri, ni le centre commercial que personne n’avait eu l’idée de fermer aux premiers signes de la catastrophe. C’était du à la panique générale, bien sur. Ca devait être difficile de garder son sang-froid quand un proche essayait de vous manger le cerveau. Donc, les humains seraient dans un premier temps avisés de fuir la ville, sauf maintenant à cause des routes saturées de zombies. Et Taru commençait à avoir de nouveau faim.

Fort de cette dernière pensée zombique, il atteignit le parc avec ses compagnons de voyage, de périple, de survie, de conquête ou d’aventure, entre autres qualificatifs.

"Chauuuuuud …"

Gémit Ayame en s’écroulant sur l’herbe du parc, à l’ombre d’un cerisier. Taru l’imita l’instant d’après, éprouvant la sensation presque insupportable que la gravité le clouait au sol. L’embaumement avait de bons cotés, dont un qui n’était pas venu de suite à l’esprit du zombie, non, au moins deux bons aspects, peut-être même trois, mais suer du liquide d’embaumement par tous les pores de sa chair, ce n’était pas la panacée. C’était infernal de ressentir de façon encore plus virulente qu’un humain les effets de cette saleté de canicule. En résumé, ils jouaient aussi de malchance, pour le moment.

"J’veux dormir dans un frigo, qui fonctionne."

Murmurait Ayame.

"Dans un congélo, dans une chambre froide …"

Répondit pour sa part Taru, conscient un brin trop tard que ça ne faisait que les accabler un peu plus moralement.

"Gné ?"

"Agaaaa …"

Répétaient en chœur Truc et Machin, ce qui n’avaient pas encore évolué mentalement. Dans le genre stagnation, on ne faisait pas mieux qu’eux. Ils stagnaient pour ainsi dire presque comme de l’eau croupie.

"Holala, dur dur d’être un zombie, dur dur d’être un zombie … Eureka …"

Tournant lentement les yeux vers sa chérie, Taru vit qu’elle s’était emparée d’un des brumisateurs et qu’elle l’actionnait pour son usage personnel, avant d’en gratifier Taru à son tour.

"Y a bon ..."

"Owi ..."

Le brumisateur apportait une fraîcheur indéniable, c’était du moins un progrès à leur torpeur forcée actuelle. Les deux zombies lucides se sentaient déjà bien mieux, partageant leur brumisateur respectif avec leurs copains, Truc et Machin. Il ne serait pas dur de recharger ces appareils en eau avec la proximité d’un lac mineur dans le parc. La pensée traversa alors le zombie qu’ils pourraient se baigner dans cette grande étendue d’eau, mais au demeurant, c’était une pensée saugrenue que sa chérie ne devait pas avoir formulé dans son esprit à elle. D’abord, la température ambiante du lac ne devrait pas du tout rafraîchir. Ensuite, les zombies couleraient à pic dans le lac. Ca ne devrait pas faire gonfler leur chair embaumée mais leur chair se ratatinerait encore plus que de leur vivant et il leur faudrait des jours pour dissiper une ressemblance éventuelle avec un mérou au départ d’un quatre cent mètres haies. Autant éviter ce désagrément puisqu’ils avaient le choix. Enfin … Taru ne se souvenait plus du troisième désagrément sur le moment mais ça ne devait pas être bon non plus, sinon ça ne serait pas un désagrément. C’était logique, certes.

"Moins chaud."

Du coup, la sensation de faim revenait au galop, comme un cheval qui … galoperait. Pour passer le temps, le zombie zombifié zombique délaissa quelques instants son brumisateur et sortit une radio de poche d’une ses … poches, un objet pris sur leur dernier repas, en la personne des pillards qui les avaient confondus avec des possibles esclaves en devenir. Taru alluma l’appareil qui grésilla, preuve qu’il fonctionnait encore. Restait à savoir si la radio capterait autre chose que des grésillements … à sa grande surprise, Machin s’empara alors du brumisateur et non seulement il ne tenta pas de le manger, mais il l’actionna pour brumiser sa personne ainsi que Taru, imitant ainsi le geste du zombie lucide. Ainsi le zombie ahuri devenait-il moins … ahuri. S’ensuivit une discussions à bâtons rompus, pour ainsi dire.

"Tu as vu, il ne lui manque que la parole."

"C’cro meugnon, mais je ne prendrai pas le risque avec Truc, ou Machin."

"Le tien, c’est Truc."

"Comment tu vois la différence ?"

"Il a un truc en plus."

"Ha oui, dis comme ça, c’est plus clair."

Ayame ponctua sa phrase en rigolant, imitée par Taru mais aussi par Truc et Machin. Les mains libres, du coup, Taru entreprit de chercher méthodiquement une éventuelle fréquence radio encore active. Son doigt faisait fonctionner la roulette de recherche avec une lenteur calculée, digne d’un grand sang-froid. Il n’avait aussi que ça à faire, en effet, avec une telle chaleur.
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Ayame Abe

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MessageSujet: Re: Le jour d’après, mais après quoi ?   Ven 24 Aoû - 15:10

Leur situation devenait un peu moins intolérable, mais ils pouvaient faire mieux que ça, beaucoup mieux que ça. Déjà, ils allaient devoir manger, et vite, très vite. Puisque la sensation de chaleur diminuait, en réaction, la faim s’imposait de plus en plus à eux, le genre de faim qui pouvait leur faire perdre leur précieuse lucidité. Pour tuer le temps, Ayame aurait bien tué un de ces foutus piafs qui tournaient un peu trop autour d’eux. Il fallait faire attention, ces emplumés étaient bien capables de leur picorer un œil ou deux. Pendant qu’elle les surveillait tout en brumisant et brumisant et brumisant, de son coté Taru avait sorti une radio de poche et il faisait tourner la roulette de recherche avec une minutie dont la zombie se savait totalement incapable. Pour sa part, elle aurait balancé rapidement la radio sur un des piafs. Et les minutes passaient.

"Aha ! Victoire !"

Exulta le mort vivant au bout d’une dizaine de minutes d’investigations.

"Dieu. *_*"

Répliquait Ayame avec admiration tandis qu’une voix humaine s’élevait faiblement jusqu’à leurs oreilles zombiques.

"Ici Frisky Radio. On a des blessés. Venez nous aider. On a besoin d’aide. Pitié, venez nous aider !"

A priori, c’était un appel classique à l’aide, quelque chose de familier dans cette ambiance apocalyptique, mais Ayame fronça un sourcil en percevant un son tout à fait déplacé en la circonstance, et qui avait émané de l’entourage direct de la personne appelant à l’aide. Ce devait être un son tellement diffus qu’il aurait certainement échappé à une oreille humaine.

"Content !"

Cette réplique de Truc alors qu’il montrait du doigt la radio confirmait la pensée d’Ayame, pensée que Taru exprima à haute voix tout en continuant son œuvre de brumisation :

"Quelqu’un se retient de pouffer de rire, avec un succès relatif. Ca ne colle pas avec un message de détresse."

A ces mots, Ayame hocha la tête pour confirmer ces paroles.

"Moi je dis, c’est l’heure de manger. Tu sais où est cette radio ?"

"Sais po. Faudrait demander à Google."

La zombie lucide secoua alors la tête pour infirmer ces mots certes dits avec humour.

"Peut po. Google est absent pour cause de fin du monde."

A nouveau, ce fut la rigolade générale. Ce n’était pas parce qu’on était des morts vivants qu’on ne devait plus rigoler, bien au contraire, même si ça ne les avançait pas plus, mais ce n’était pas le but d’une bonne rigolade. Un coup de tonnerre éclata alors dans un ciel qui aurait été d’un bleu azuréen sans la fumée des incendies. En fait, non, ce n’était pas de l’orage, c’était un coup de feu qui les avait visés, eux. Un impact de balle perfora un trou dans la tempe de Truc qui en fut renversé au sens propre du terme. La, c’était sur, il avait un truc en plus.

"Bobo !"

Maugréa Truc contre toute attente, juste avant que Taru le saisisse par les aisselles et le transporte derrière un arbre. Comprenant le danger, Ayame fit de même avec Machin, lequel n’avait pas saisi la situation, pour sa part. Il n’y eut pas d’autre détonation, le tireur embusqué s’étant certainement planqué juste après son tir. Le chacal !

"Bien ce qui me semblait, le courant électrique circulant à présent dans tout notre corps, un tir dans la tête ne suffit plus à couper ce … courant."

Dit-elle en examinant l’orifice bien propre laissé par le passage de la balle sur la tempe gauche du zombie.

"Vi."

Répondit tranquillement Taru qui devait y avoir déjà pensé avant. Y penser comme à une éventualité, comme à une hypothèse, c’était une chose, en avoir la preuve flagrante sous leurs yeux était une tout autre chose. Malgré la violence de la chose, c’était en soi une bonne nouvelle et une mauvaise surprise pour de futurs agresseurs, même si ce n’était quand même pas drôle d’avoir un trou dans la tête, il fallait alors colmater, tout ça, peut-être alors avec les moyens du bord, mais il ne servait à rien de penser à une chose aussi floue, pour l’instant. Il y avait une priorité et Taru s’en chargeait manifestement en cherchant du regard le tireur embusqué, à travers le feuillage épais Il regardait visiblement en l’air, dans les arbres. Pour sa part, Ayame chercha au niveau du sol, avant de tapoter l’épaule du zombie lucide et de lui montrer un endroit bien précis, près du lac.

"Huhu. J’ai trouvé."

"Déesse. *_*"

"Hihi. Là, regarde. Une tente anti-zombie."

C’était très probablement de là que venait le tir. Les deux zombies avaient vu par hasard cette tente de leur vivant, alors qu’elle était en vente sur internet. C’était un dôme au vert bariolé imitant son environnement, doté d’un filtre à air et d’un revêtement qui dissimulait aussi les sons et les odeurs des occupants. Elle était conçue pour deux personnes.

"Bande de chacaux."

Ainsi, Taru avançait qu’il y aurait deux occupants dans la tente, ce qui était le cas le plus probable. Cette tente était très onéreuse mais utile contre les zombies, mais ni contre les morts vivants intelligents, ce qui n’était certes pas prévu, ni contre les humains dont le Quotient Intellectuel dépasserait celui de la moule, ce qui était tout de même déjà plus fréquent et plus fâcheux. Enfin, c’était au client de réfléchir avant de faire chauffer sa carte de crédit, la carte bleue comme disaient les français.

"Nous faut une tactique."

En voyant un éclair malicieux briller dans le regard vif de son chéri, Ayame comprit qu’il avait une ruse en tête pour faire sortir le ou les occupants de la tente sans risquer de se prendre une balle pas perdue pour tout le monde. Comment dire … Dieu *_*
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Taru Kawada

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MessageSujet: Re: Le jour d’après, mais après quoi ?   Sam 8 Sep - 11:58

De la fumée dans une tente de survie, ce n’est pas bon, pas bon du tout pour ses occupants. Simple constat facile à vérifier. Quelques minutes après que Taru ait commencé à asphyxier les vile tireur embusqué, deux personnes sortirent donc de ladite tente tel un diable de sa boite à malice, et furent aussitôt capturés par les deux zombies lucides. Ni un, ni trois captifs pris sur le vif, mais deux, donc. Deux pour le prix d’un, si on pouvait dire. D’abord épouvantés à l’idée d’être mangés sans autre forme de procès, les deux captifs ne furent pas moins rassurés en se rendant qu’ils avaient affaire à des morts vivants capables de les voir, de parler, de réfléchir, tout ça. De surcroît, des zombies pas contents. Pas contents du tout de s’être fais tirer dessus comme des lapins.

"Ca va pas bien dans votre tête, de tirer comme ça sur les gens. Nameho."

Disait Taru sur un ton sévère en bloquant le bras d’un des gus dans son dos, exerçant juste assez de pression pour menacer de lui briser un ou deux os à chaque instant. Ca devait faire mal à voir ces grimaces de douleur sur le visage si « primitivement humain » de … l’humain.

"Namais."

Ponctuait pour sa part Ayame, assise sur l’autre abruti, pile sur sa colonne vertébrale, lui tirant les cheveux à lui décoller le cuir … chevelu. Ca aussi, ça devait faire mal. Dans le regard des rescapés, on lisait bien qu’ils comprenaient qu’une excuse bidon genre « on n’avait pas le choix », ou « vous auriez fait la même chose à notre place » ne prendrait pas. Ca ne prendrait pas du tout. Ca ne prendrait absolument pas. Ca ne prendrait en aucun cas. Na na na na na. En effet, ils auraient pu rester planqués dans leur tente de survie zombie, mais non, il avait fallu qu’ils se la jouent droit de vie, droit de non vie, droit de zombie. Droit d’existence ? Se prenaient-ils pour le petit doigt divin ? Ou l’index divin, pour une mise à … l’index. Au demeurant, l’intervention mal avisée des humains présentait un avantage supérieur à celui d’un bon repas. Il restait à savoir lequel.

"Cerveauuux ..."

Salivait pour sa part littéralement la si séduisante Ayame, la plus belle des zombies et de toutes les créatures en vie et zombiques du cosmos et ses environs en reniflant le crâne un peu moins chevelu de sa proie. Un gars banal en costume banal, avec un air banal des plus … ordinaires. Manger un tel cerveau avait des avantages, il n’avait pas trop servi, ce cerveau, ça devait être plus goûteux. Moins goûteux que le cerveau d’un politicien qui n’avait pour sa part jamais servi mais ça, ça devait être plus difficile à trouver.

"Ils vont nous manger !"

Se plaignait un des humains en tentant de se libérer, en vain.

"Silence ! Tu m’empêches de penser, sac à viande."

Argumenta pour ainsi dire de façon expéditive le brun zombie en froissant un peu les os de son captif, pour un mutisme bienvenu. Qu’il souffre mais en silence, le gus encore vivant. Après quelques instants de douce accalmie sonore, Taru saisit la portée de leur opportunité et reprit la parole de façon claire et audible, comme s’il parlait à un enfant ou à un débile. Plutôt à un débile :

"Vous sauriez où se trouve Frisky Radio ?"

Lueur d’espoir dans l’œil humide du cerveau sur pattes. C’est beau, l’espoir, ça ne se mange pas, mais c’est beau.

"Si on vous le dit, vous promettez de ne pas nous manger … ni nous mordre … ni …"

"Ni vous griffer, ni vous contaminer, ni vous tuer, ni vous piquer vos tickets de restaurant, vivivi, je promets."

"Et lui, il promet aussi ?"

Demanda alors de façon fort déplacée l’ahuri de service en désignant de la tête Ayame qui lui colla une baffe sonore tellement forte que plusieurs dents volèrent en éclats.

"Je suis une fille, nameho."

"Namais."

"Oui, je promets. Crache le morceau, ou tu vas cracher d’autres dents, et la tête."

"Alouette."

Voila qui fit rire les zombies, comme un grincement métallique qui terrorisa encore plus les deux humains déjà pas rassurés du tout, et le gus malmené / édenté se dépêcha de montrer un point en hauteur, vers la bordure ouest du parc.

"On a une carte mais surtout ... heu … on a vu ce panneau en venant ici."

Suivant le regard du type, les deux zombies virent une énorme pancarte sur le toit d’un immeuble qui bordait le parc donc, avec marqué dessus … Frisky Radio …

"S’il faut regarder en l’air …"

Dit Taru avec une mauvaise foi exemplaire, tout en relâchant sa proie après avoir vu un mouvement familier dans son champ de vision. Ayame fit de même avec son captif, tout sourire, ce qui était en soi inquiétant pour le menu du jour.

"Vous tenez parole, alors ?"

Demanda l’humain en se massant le bras un peu plus qu’endolori, ne croyant pas à sa chance. A ces mots, Taru hocha la tête en signe de confirmation.

"On a promis, mais eux, non. C’pas de chance."

"C’bête, hein."

Dans le dos des rescapés surgirent alors Truc et Machin qui eux, n’avaient pas promis, oui. Le parc résonna brièvement du cri des humains dévorés vif.

Puisque le mal était fait, Taru se dévoua en quelque sorte pour leur manger le cerveau, pas mauvais du tout en l’occurrence, imité de suite par sa chérie zombique.

"Pas gâcher."

"Nan, pas gâcher."

Après ce bon repas, Ayame récupéra la carte de la région tandis que Taru s’allumait une cigarette récupérée sur l’un des cadavres encore tout frais, fin, sur ce qui en restait. En principe, un zombie ne pouvait pas inspirer, mais le courant électrique circulant dans tout leur corps à présent, pas seulement dans leur cerveau, le zombie pouvait tirer en quelque sorte sur sa clope, tandis qu’Ayame faisait de même. Evidemment, la fumée sortit alors par leur nez et leurs oreilles.

"Tchou tchou."

"Le ptit train qui s’en va d’bon matin."

Le tout chanté, en quelque sorte, plus chanté que parlé, quoi. En tout cas, la réplique combinée des zombies les fit tous se tordre de rire, à leur façon, un peu comme des victimes d’épilepsie, pour se faire une meilleure idée de leur hilarité, puis il fut temps de faire mouvement vers cette station de radio donc, pour voir ce qu’il en retournait. Le ciel était toujours bleu, fin quasiment, les oiseaux s’étaient enfuis en sentant la mort planner sur la ville, très certainement, et d’ici à ce qu’ils arrivent à destination, la bande de zombies aurait peut-être à nouveau faim. Peut-être que oui, ou peut-être que non. Eventuellement. C’était envisageable mais ils verraient bien sur place. L’important, c’était de ne plus avoir faim pour le moment. Oui, c’était le plus important après avoir vidé les lieux de ces humains qui s’étaient crus tout permis avec leur fusil de précision. Quelle époque. La fin du monde, c’était mieux avant, comme qui dirait.

"En route, mauvaise troupe."

"Oui, chef !"

Répondit tout sourire sa chérie, déjà organisée, prête au départ, si intelligente, si attentionnée, si … si … comment dire. Déesse *_*
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Ayame Abe

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MessageSujet: Re: Le jour d’après, mais après quoi ?   Jeu 20 Sep - 15:38

Ces viles humains s’étaient crus en droit de leur tirer dessus comme s’ils avaient été des cibles à la fête foraine, ou pire encore, comme s’ils avaient été de vulgaires piafs, et puis quoi encore. Bande de chacaux. Ils avaient été châtiés comme il se devait, et de plus Taru et Ayame n’avaient même pas menti. Ils avaient tenu parole. Crétins d’humains. Ils les avaient quand même aidé à localiser la radio machin, en plus de les restaurer. Fin, en plus d’être leur menu, et de leur fournir quelque matériel de fortune, dont un truc pour ainsi dire rond avec une goupille.

"En route, mauvaise troupe."

"Oui, chef."

Il était temps de se mettre en route. Prévoyante, la zombie remplit les brumisateurs de poche au lac. C’est qu’il faisait toujours chaud hein, très chaud même après une légère accalmie, ou peut-être l’illusion de s’être acclimatés à cette canicule mais non, ça ne voulait pas. Même le vent était chaud, c’était dire. Dans ces conditions, les zombies bougeaient encore plus lentement qu’à l’ordinaire, à l’ombre des arbres. D’abord, ça faisait un peu d’ombre, et puis ça cachait aux yeux d’un éventuel autre tireur embusqué. Même si ça ne tuerait pas, avoir des impacts de balle sur le corps, ce n’était pas drôle. Pas drôle du tout. En chemin, le quatuor croisait plein d’autres zombies, lesquels avaient du être attirés par les détonations. Trop tard les gars, y a pu d’humains à manger dans le parc. Ayame pouvait presque lire la confusion dans leur regard perdu. Presque. En tout cas, ils se décomposaient bien plus vite à cause de cette chaleur infernale, mais pas au point de tomber en morceaux. Ils étaient juste moins reluisants, moins beaux à voir, ce qui pour eux devait être moins qu’un détail insignifiant.

Les zombies arrivèrent donc à la radio, une grande entrée au niveau du plancher des vaches, au rez de chaussée comme diraient les français. Au premier étage comme diraient les américains. Sans se concerter, Taru et Ayame se mirent à la recherche de l’entrée de service. C’était logique, dans l’optique d’un piège machiavélique. Ils la trouvèrent derrière le bâtiment, une issue de secours. Fermée, zut. Ayame avisa alors une fenêtre entrouverte au deuxième étage. S’il y avait des humains là-dedans, aucun d’eux ne devait songer qu’un zombie puisse entrer par là. Monter sur une grande poubelle municipale, emprunter un peu l’échelle anti incendie …

"J’y vais, je vous ouvre de dedans."

Sitôt dit, sitôt fait. La zombie lucide fit donc ce que seul un zombie encore alerte pouvait faire et une fois dedans, elle perçut les premiers signes d’activité humaine, des sons bestiaux et une odeur de fauve. Non non, ce n’étaient pas des animaux échappés du zoo, il s’agissait bel et bien d’humains mais disons … d’humains un peu primitifs, au demeurant. Peu désireuse de vérifier toute seule ces pensées, Ayame descendit furtivement un escalier de service, ou alors si c’était l’escalier principale, il était bien petit. Solid Ayame ne croisa personne en chemin, à part un chat qui la snobait royalement, et ouvrit donc au trio demeuré jusqu’ici dehors, donc. Et maintenant, dedans, oui. Là, Ayame sourit en voyant son chéri renifler l’air avec un dégoût visible.

"Ca ne sent pas bon, hein."

"C’est rien de le dire, ils n’ont pas assez aéré."

"Ou trop. C’est par ici."

A la différence des deux zombies lucides, Truc et Machin avançaient pour leur part avec la grâce de deux éléphants ivres dans un magasin de porcelaine. Pourtant, les humains présents en ce lieu ne les entendirent pas approcher. Il faut dire qu’ils étaient occupés à brailler comme des animaux en rut. Pas de sexe ici, non, juste de la violence bien … violente. S’approchant, les zombies virent que les occupants étaient tous massés dans ce qui avait du être le hall du bâtiment, et était en mauvais état à présent. Il y avait un trou dans le sol, une sorte de fosse dans lequel un humain était sur le point d’être mangé par des chiens zombies. Ca ne sautait pas aux yeux mais aux autres sens.

"Moultipasse, moultipasse, aaaaaaaah !"

Une humaine en fait, enfin, un menu maintenant. Les humains regardaient l’humaine se faire manger dans la fosse, ils étaient vêtus de haillons et hilares. Pire que des animaux, quoi.

"Venez nous aider, on a besoin d’aide."

S’auto parodiait la seule femme du groupe de sadiques, leur chef, sûrement. Elle rigolait grassement pendant que les chiens zombies bouffaient celle qu’ils avaient piégée en ce lieu devenu morbide, puis son rire s’étrangla dans sa gorge quand elle vit une espèce de boule de noël rebondir non loin d’eux. Une grenade en fait, envoyée approximativement par Ayame, mais assez près pour faire des dégâts. La zombie n’en avait trouvée qu’une sur leur menu mais elle n’en aurait pas eu d’autre utilité, de toute façon.

"Big badaboum."

Dit-elle avant se de couvrir les oreilles, imitée par Taru qui comprenait la situation, et par les deux autres zombies qui les imitaient plus qu’autre chose. L’instant d’après, la grenade explosait, faisant voler en morceaux l’humain le plus proche et explosant les jambes des deux charognes, dont la chef des sadiques. Ca devait piquer. Le sol céda sous une telle violence et forma une sorte de pente sur laquelle s’engouffrèrent les deux loups zombies survivants, les deux autres ayant été aplatis par la chute du sol. Les deux animaux zombiques sautèrent donc sur un des humains mutilés et le bouffèrent vif pendant que les autres fuyaient, terrorisés. Ils n’allèrent pas bien loin, accueillis dès la sortie par une meute de zombie attirée par le bruit de l’explosion, et dévorés vifs, eux aussi.

"C’pas possible, il n’y en a pas un pour racheter l’autre."

Assena oralement Taru en sortant de l’ombre, avisant la chef des humains, laquelle rampait involontairement vers eux en fuyant les chiens zombies. Elle ouvrit de grands yeux terrorisés en les voyant. Elle souffrait visiblement, mais pas encore assez aux yeux d’Ayame qui envoya son pied dans le ventre de sa proie, la faisant voler dans la pièce et s’aplatir contre le mur d’en face. Ca devait faire mal, ça aussi.

"Air Ayame."

Dit-elle en voyant que sa cible était toujours consciente. Bien. Elle pressa son pied contre la gorge de sa victime, la pressant contre le mur, plus impuissante qu’un insecte punaisé. Si ça continuait, les humains ne seraient bons qu’à leur servir de repas.

"Cerveau ..."

Dit-elle en arrachant le cuir chevelu et en la décérébrant vive avant de manger son … cerveau, oui. Ca manquait un peu de sel mais ce n’était décidemment pas mauvais du tout. De son coté, Taru mangeait la cervelle du gus mangé par les chiens zombies. Ils avaient grogné pour garder le monopole de leur bouffe mais le zombie avait grogné encore plus fort, ce qui avait maté les deux bêtes. Nameho. Puis il fallait aussi nourrir Truc et Machin, pas de raison.

"Chaud."

Ca, c’était du bon résumé. En effet, il faisait encore plus chaud dedans que dehors. Les zombies devaient donc trouver un autre endroit pour conquérir un peu de fraîcheur.

"Peut-être à la campagne."

Ca c’était de la bonne idée made in Taru, pensait Ayame, admirative. Dieu *_*

( Fin du RP, suite probablement hors de la ville, à la campagne, quoi )
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